Morphologie et anatomie

 

  

Anatomie

 

 

  Le système circulatoire de l'abeille permet le transport des différents éléments nécessaires aux cellules dans toutes les parties du corps de l'insecte. Les échanges gazeux sont réalisés plus spécifiquement par le système respiratoire, qui amène directement l'air aux cellules.

Le système nerveux est extrêmement complexe car il est le siège de l'intégration des signaux des cinq sens, qui proviennent des différents récepteurs sensoriels, en particulier des antennes, des yeux et de la langue.

 Le système respiratoire de l'abeille doit assurer les échanges gazeux: apporter l'oxygène jusqu'au niveau cellulaire et expulser le gaz carbonique de l'organisme. l'appareil respiratoire est constitué d'un réseau de sacs aériens et de trachées qui sont l'équivalent de nos poumons et qui apportent l'air directement aux cellules des tissus.

Le système digestif permet à  l'abeille d'utiliser les éléments nutritifs qu'elle ingère: le miel, le nectar et le pollen. Chez l'ouvrier, le jabot, organe de stockage des liquides et de transit de la nourriture, joue un rôle particulièrement important.

 

 

morphologie

La tête

Vue de face et agrandie au microscope, la tête d'une ouvrière peut paraître effrayante ; elle ressemble à une poire renversée.

Les yeux

Sur les côtés, on peut distinguer une paire d' yeux énormes ; chacun d'eux est constitué d'une juxtaposition d'une très grande quantité d' yeux élémentaires appelés facettes ou ommatidies. Leur nombre varie selon les castes :

l'ouvrière : de 3 000 à 4 000 facettes ;
la reine : de 4 000 à 5 000 facettes ;
le mâle : de 7 000 à plus de 8 000 facettes.

Au sommet de la tête , on peut remarquer trois petits ocelles (yeux simples) disposés en triangle.
Les images sont construites par le système nerveux central intégrant les signaux des facettes individuelles qui reconstituent une image mosaïque. Chaque facette ayant une divergence angulaire d'environ 1° par rapport à ses voisines, la mosaïque est spécialement adaptée à la détection du mouvement.

Les antennes

Entre les yeux se dresse une paire d'antennes segmentées. On estime le nombre de ces organes à plus 3 000 par antennes chez les reines, 3 600 à 6 000 chez les ouvrières et à plus de 30 000 chez les mâles. Les antennes sont le nez de l'abeille. Chacune d'entre elles est constituée d'un flagellum comprenant 13 articles (mâles) ou 10 articles (reine et ouvrière) attachés à un scape par le pédicelle de la base. Le rôle olfactif des antennes fut révélé par Karl Von Frish en 1967 qui démontra que les abeilles pouvaient être entraînées à visiter des récipients contenant des odeurs de fleurs naturelles ou des huiles essentielles. Enlevées chirurgicalement, la reconnaissance olfactive disparaissait.
Les mâles sont dotés d'organes odorants, tactiles et visuels beaucoup plus performants que ceux des autres castes dans un but bien précis : sentir et voir de très loin les éventuelles reines qu'ils sont chargés de féconder.

La bouche

Elle est située vers le bas de la tête et est munie de nombreux appendices : une paire de puissantes pinces (mandibules) ainsi que deux paires de mâchoires (maxilles) sur lesquelles viennent s'accrocher des ramifications articulées appelées palpes. Les mandibules fonctionnent comme une paire de tenaille ; les maxilles et leurs palpes sont agencés pour former une trompe permettant à l'abeille d'aspirer nectar ou eau.

La langue (proboscis), constituée d'un tube capillaire et d'une ventouse, sert à butiner. Elle pompe le nectar dans le calice des fleurs. Elle est longue de 5 à 7 mm.

 

 

Les antennes

Les antennes représentent le sens de l'odorat. Au nombre de deux, elles sont reliées à la tête par le socket antennaire.
Elles se composent d'un scape, d'un pédicelle qui relie le scape au flagellum et enregistre les mouvements de celui-ci. Le flagellum est composé de 10 articles pour les reines et ouvrières et de 13 articles pour les mâles.
Les antennes sont pourvues d'une multitude de récepteurs olfactifs permettant à l'abeille de distinguer des centaines voire des milliers d'odeurs différentes.
On estime le nombre de ces organes à plus de 3000 par antenne chez les reines, 3600 à 6000 chez les ouvrières et à plus de 30000 chez les mâles.
Les antennes possèdent également des récepteurs du goût, ils ne sont donc pas situés dans la bouche mais sont également présents sur les pattes, ce qui permet à l'abeille de goûter ce qu'elle touche.
Le rôle des antennes fut démontré par Karl Von Frish, en 1967. Il démontra que les abeilles pouvaient être entraînées à visiter des récipients contenant des odeurs de fleurs naturelles ou des huiles essentielles.
Enlevées chirurgicalement, la reconnaissance olfactive disparaissait. Les mâles sont dotés d'organes odorants, tactiles et visuels beaucoup plus performants que ceux des autres castes, dans un but bien précis : sentir et voir de très loin les éventuelles reines qu'ils sont chargés d'accoupler.

 

Abdomen et thorax

Le thorax

Le thorax est constitué de trois segments et demi.
Le premier segment appelé prothorax porte la première paire de pattes (pattes antérieures) et est très réduit.
Le deuxième appelé mésothorax porte la deuxième paire de pattes (pattes médianes) et la première paire d'ailes (ailes antérieures appelées mésothoraciques). Le mésothorax est le segment thoracique le plus développé et le plus puissant : il contient les muscles alaires destinés à faire vibrer les ailes antérieures. Le métathorax porte la troisième paire de pattes (pattes postérieures) ou métathoraciques ; ce dernier est réduit ainsi que la paire d'ailes qu'il porte.

L'abdomen

C'est le corps de l'abeille. Il est formé de 7 segments visibles contenant les organes viscéraux.
Les segments portent de petites ouvertures appelées stigmates par lesquelles le corps s'oxygène. Chaque segment abdominal est constitué d'une grande plaque dorsale et d'une plaque ventrale, la dorsale débordant sur la ventrale.
Les deux plaques sont réunies par une des membranes souples qui servent de connexion et permettent l'expansion éventuelle de l'abdomen lorsque celui-ci contient du nectar ou de l'eau. Il permet également d'augmenter le flux d'oxygène par pompages successifs.
L'abdomen est généralement couvert de poils (visibles surtout sur les jeunes abeilles).
À l'exception de l'aiguillon, contenu à l'intérieur d'une chambre située à l'extrémité de l'abdomen, ce dernier n'a pas de structures externes de grand intérêt.
L'intérieur de l'abdomen contient la plupart des organes et quelques glandes.

 

Les pattes

L'abeille possède trois paires de pattes soit, six pattes. Ceux-ci sont fixées à la partie inférieure du thorax à raison d'une paire par segment thoracique. Le prothorax reçoit les pattes antérieures ; le mésothorax, les médianes et le métathorax, les postérieures.
Les pattes, très mobiles, se composent de 5 articles, dans l'ordre : la hanche ou coxa ; le trochanter ou cuisse ; le fémur ; le tibia et le tarse qui est également composé de cinq articles. Au bout du tarse, se trouve une paire de griffes et la ventouse permettant à l'abeille de se déplacer sur des surfaces lisses et rugueuses.

Chaque paire de pattes possède ses fonctions

A l'aide des pattes antérieures, elle se peigne, se nettoie les yeux et les antennes.
Avec les pattes médianes et postérieures, elle nettoie les flancs de son corps ainsi que le ventre.
Pour le reste du corps, elle fait appel à ses soeurs. Après chaque sorties, l'abeille butineuse fait sa toilette et par des trenblements de tout son corps, elle attire ses soeurs qui s'empressent de la nettoyer avec leurs mandibules.
Les pattes postérieures sont légèrement différentes des autres par le fait qu'elles possèdent des instruments spécialisés pour la récolte du pollen qu'elles transportent sous forme de pelote. Elle enlève le pollen de la fleur avec ses mandibules et ses pattes antérieures. Le pollen étant sous forme de poudre, afin de le rendre collant elle humecte celui-ci avec du miel ingurgité avant l'envol. Elle utilise la brosse à pollen située sur le premier article du tarse pour récupérer la poudre de pollen restée attachée à son corps pendant la récolte. Par la suite, avec le peigne situé à l'articulation du tibia et du premier article du tarse elle le pousse dans la corbeille à pollen qui est une dépression située à la base du tibia. A l'intérieur de la corbeille, se trouve un poil unique qui fait office de mât et c'est sur celui-ci que vient se fixer la pelote de pollen ( Comme pour les meules de foins ).
Durant toutes ces opérations, si c'est la patte droite qui se rempli, les ustensiles utilisés sont ceux de la patte gauche et vise versa.

 

 

retour